Aftermovie d’une convention internationale, 1 200 invités sur trois jours : le cas pratique
1 200 invités, trois jours, sept langues, quinze caméras déployées. Étude de cas d’un aftermovie de convention internationale grand compte, avec les contraintes RGPD du dispositif, l’architecture de captation et les livrables produits à partir de 14 To de rushes.
24 nov. 2025

Un grand groupe industriel européen organisait sa convention annuelle internationale, 1 200 invités, trois jours, sept langues parlées. La commande, un aftermovie de quatre minutes plus un dispositif de captation complet pour usage interne et externe.
Le contexte et les contraintes
Lieu, palais des congrès Paris, plusieurs salles simultanées. Programme dense, plénières dirigeantes, ateliers métier, soirée de gala, sessions break-out par BU. Public extrêmement mixte, 60 % francophones, le reste réparti sur six langues européennes.
Contraintes RGPD fortes, 1 200 personnes filmées potentiellement, dispositif de consentement préalable obligatoire avant tournage.
L’architecture de captation
Trois équipes simultanées, chacune avec opérateur image, son, et coordination plateau. Plus une régie centrale en live qui mixe les flux pour diffusion interne en parallèle.
Quinze caméras déployées, dont quatre fixes en salles plénières, six mobiles avec gimbal, trois sur grues légères, deux drones extérieurs (encadrés par autorisation Préfecture obtenue 60 jours en amont).
La pré-production
Six semaines de pré-production active avec le commanditaire. Construction du storyboard de l’aftermovie avant l’événement, à partir du programme prévisionnel. Identification des moments narratifs clés à ne pas manquer, keynote du CEO, signature du partenariat stratégique, intervention surprise d’un invité externe.
Consentement RGPD intégré au parcours d’inscription en ligne de la convention, taux d’opt-in à 94 %. Les 6 % restants reçoivent un bracelet de couleur pour les exclure du cadrage.
La méthode de tournage
Trois jours de tournage continu, 18 heures par jour pour l’équipe principale. Système de rotation entre les trois équipes pour éviter la fatigue qui dégrade la qualité côté opérateur.
Offload immédiat sur deux SSD redondants en fin de chaque journée. 14 To de rushes au total sur les trois jours.
La post-production
Six semaines de post-production. Quatre monteurs en parallèle sur les différents segments. Composition originale en sound design par un compositeur attitré du secteur événementiel. Color grading sur DaVinci avec LUT spécifique convention.
Les livrables produits
Aftermovie principal de quatre minutes pour diffusion clients et prospects. Vingt-deux capsules courtes pour communication post-événement. Trois vidéos institutionnelles pour archives commanditaire. Deux montages best-of de keynotes pour Investor Day suivant.
Résultats et budget
Aftermovie diffusé sur 1,4 million de vues sociales cumulées en 90 jours. Diffusion en interne sur les 35 000 collaborateurs du groupe à 78 % de complétion.
Budget final, 320 K€ HT sur 300 K€ HT initial. Coût additionnel sur l’extension du périmètre RGPD et la post-prod du drone aérien.
La leçon
Un aftermovie de convention internationale n’est pas une vidéo, c’est un dispositif. La pré-production pèse autant que le tournage. Le tournage pèse autant que le montage. Toute économie sur un de ces trois piliers se paye au prix fort sur les deux autres.
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