Banque-assurance — refonte d'un dispositif vidéo annuel pour un grand compte
Étude de cas anonymisée : accompagnement sur 12 mois d'un grand compte banque-assurance pour structurer 40 vidéos/an avec gouvernance, brand consistency et conformité RGPD. Les arbitrages qui font la différence sur un dispositif annuel grand compte.
3 févr. 2026

Le contexte
Client : grand groupe banque-assurance français, 30K+ collaborateurs, marque grand public connue.
Périmètre : 40+ vidéos par an, multi-formats, multi-cibles (clients particuliers, professionnels, collaborateurs internes, candidats).
Constat initial : production éclatée entre 5 agences différentes, brand consistency dégradée, conformité RGPD partielle, métriques d'engagement en baisse depuis 18 mois.
Le brief Pantome
Structurer un dispositif unifié sur 12 mois : gouvernance, conformité, identité visuelle, distribution. Pas une mission créative au sens classique — une mission de structuration.
Les 5 chantiers déroulés
Chantier 1 — Audit (J0-J30)
12 entretiens internes (com, marketing, RH, conformité, juridique). Cartographie de 47 productions vidéo des 18 derniers mois. Identification de 60% de duplication entre les agences fournisseurs.
Chantier 2 — Brand motion book unifié (J30-J75)
Charte vidéo spécifique : palette colorimétrique calibrée (LUT), typographie animée (variable fonts), grammaire de transitions, sound branding. Approuvée par la marque et conformité.
Chantier 3 — Workflow de production unifié (J75-J120)
3 niveaux de production définis :
Tier 1 (campagne publique) : production studio premium, externe.
Tier 2 (corporate B2B) : production externe normalisée Pantome.
Tier 3 (interne / formation) : production interne avec kit fourni.
Chaque niveau a son cahier des charges, son budget standard, son délai cible.
Chantier 4 — Conformité RGPD et droits image (J90-J150)
Protocole de captation : cession de droits standardisée, durée d'utilisation cadre, droit de retrait. Audit régulier toutes les productions.
Chantier 5 — Distribution et mesure (J120-J365)
Stack de distribution unifiée : LinkedIn natif, YouTube hub, intranet, app mobile. Dashboard mensuel de métriques par tier. Reporting trimestriel à la direction com.
Les arbitrages délicats
Refus d'internaliser un studio complet. Le client voulait économiser sur les agences externes en créant un studio interne. On a montré que le ROI était négatif sous 80 productions/an. Conclusion : hybride structurel.
Refus de standardiser la voix off. La voix off unique sur toutes les vidéos aurait dilué les cibles. On a structûré un « casting board » de 4 voix avec correspondance par cible.
Refus du "all in one" agence unique. Le client voulait un partenaire exclusif. On a recommandé (et tenu) une répartition entre 2-3 partenaires spécialisés par tier. Résilience > simplification.
Les résultats mesurés à 12 mois
Coût moyen par vidéo : -32% (passage de 18K€ à 12,3K€ en moyenne pondérée).
Volume : +18% (de 41 à 48 productions/an).
Engagement moyen LinkedIn : +60% sur les vidéos tier 2.
Conformité RGPD : 100% des productions auditees.
Temps interne com de gestion : -40% (passage de 1,5 ETP à 0,9 ETP).
Ce que ce cas montre
La valeur ajoutée d'une agence n'est pas toujours dans la production. Parfois elle est dans la structuration du dispositif. Sur ce projet, le créatif pur a représenté 30% de notre temps. Les 70% restants sont du conseil, de la méthode, de la gouvernance. C'est ce qui distingue un studio mature d'un studio purement productif.
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