Cas pratique

Vendre sur plan : film de projection et motion 3D pour un promoteur

Cas pratique Pantome : un film de projection qui mêle tournage du quartier et motion 3D issu des maquettes d'architecte pour vendre 120 logements en VEFA.

27 septembre 2026
Maquette d'un programme résidentiel sous un volume lumineux orange dans un espace de vente

Vendre un appartement qui n’existe pas encore demande aux acquéreurs un effort d’imagination considérable. Ils doivent se représenter un séjour à partir d’un plan, une vue à partir d’une perspective, un quartier à partir d’une adresse. Un promoteur résidentiel nous a confié les contenus vidéo du lancement commercial d’un programme d’environ 120 logements vendus en VEFA, en état futur d’achèvement. Ce cas pratique détaille le film de projection que nous avons produit, qui mêle tournage réel du quartier et motion design 3D construit à partir des maquettes de l’architecte, et les règles de transparence que nous avons appliquées.

Le contexte : commercialiser avant la construction

Le programme se situait dans un quartier en pleine transformation d’une ville de première couronne : une ancienne emprise d’activités reconvertie en logements, à quelques minutes à pied d’une gare et d’un parc. Le lancement commercial devait avoir lieu avant le premier coup de pelle, avec une bulle de vente installée sur le site.

Le promoteur disposait de perspectives fixes réalisées par l’architecte. Elles étaient soignées, mais elles posaient deux limites. Elles montraient le bâtiment et non la vie autour. Et elles restaient abstraites pour une partie des acquéreurs, en particulier les primo-accédants qui achètent pour y vivre. Le quartier était l’argument principal du programme, et aucun support ne le montrait.

Deux publics, un seul film

Le programme s’adressait à deux publics : des acquéreurs qui achètent leur résidence principale et des investisseurs. Les premiers veulent sentir l’ambiance de la rue, l’école, les commerces, le trajet vers le travail. Les seconds veulent comprendre l’attractivité du secteur, la desserte, la qualité de la construction. Le film devait répondre aux deux, avec des déclinaisons courtes pour chaque public.

Le dispositif : tournage réel et motion design 3D

  • Un film de projection d’environ deux minutes, qui alterne images réelles du quartier et séquences 3D du futur bâtiment.
  • Des séquences 3D réalisées à partir des maquettes numériques de l’architecte : arrivée dans la résidence, halls, jardins intérieurs, deux appartements témoins virtuels.
  • Une série de photos du quartier : commerces, marché, parc, gare, équipements publics.
  • Des déclinaisons pour trois lieux de diffusion : la bulle de vente, le site internet du programme et les réseaux sociaux.

Le déroulé de production

Récupérer et préparer les maquettes de l’architecte

Le point de départ de la 3D, ce sont les fichiers de l’architecte. Nous avons récupéré la maquette numérique du projet, puis nous l’avons préparée pour l’animation : nettoyage de la géométrie, application des matériaux décrits dans la notice descriptive, plantations conformes au plan paysager, mobilier pour les appartements témoins.

Un risque guette tout projet de ce type : la maquette évolue pendant la production, au gré des ajustements du permis ou des choix de matériaux. Nous avons donc convenu avec le promoteur d’une version de référence, figée à une date donnée. Toute évolution postérieure passait par une demande écrite, évaluée avant d’être intégrée. Sans ce gel, l’animation risque de montrer une façade qui ne sera jamais construite.

Ce que la 3D a le droit de montrer

Un film de commercialisation engage le promoteur. Nous avons appliqué plusieurs règles, validées avec son service juridique :

  • la mention « images non contractuelles » apparaît sur toutes les séquences 3D et sur chaque déclinaison ;
  • les matériaux, les couleurs et les plantations correspondent à la notice et au plan paysager, sans embellissement ;
  • les bâtiments voisins existants et les projets connus figurent dans la maquette, même lorsqu’ils masquent une partie de la vue ;
  • la lumière suit l’orientation réelle du bâtiment : un séjour orienté au nord n’est pas baigné de soleil couchant.

Pour les vues depuis les balcons, nous avons fait voler un drone à la hauteur réelle des étages concernés, à l’emplacement exact du futur bâtiment. Les images ainsi obtenues ont été intégrées derrière les fenêtres des appartements virtuels. Les acquéreurs voient la vue qu’ils auront vraiment, et non un panorama idéalisé. En zone urbaine, ces vols demandent des autorisations spécifiques, que nous avons préparées plusieurs semaines à l’avance.

Tourner le quartier

Le tournage du quartier s’est déroulé sur deux journées, au printemps, pour avoir des arbres en feuilles et une lumière douce. Nous avons filmé la vie ordinaire : le marché du samedi, la sortie de l’école, les terrasses, les joggeurs du parc, l’arrivée d’un train en gare. Les passants ne sont pas identifiables, ou ont donné leur accord ; les commerçants filmés de près ont accepté que leur vitrine apparaisse.

Nous avons chronométré à pied les trajets annoncés dans le film, entre l’entrée de la résidence et la gare, l’école et le parc. Ce détail compte : un acquéreur qui refait le trajet et trouve le même temps a confiance dans le reste du discours.

Raccorder le réel et la 3D

Le film alterne sans cesse des images tournées et des images calculées. Pour que le spectateur ne sente pas la couture, nous avons travaillé les deux en même temps. Les mouvements de caméra 3D reprennent la vitesse et les trajectoires des plans de drone. La lumière des séquences 3D reproduit l’heure du tournage du quartier, en fin d’après-midi. L’étalonnage final a été fait sur l’ensemble du film, images réelles et 3D ensemble, pour obtenir une seule texture et une seule température de couleur. Le passage de la rue réelle au hall virtuel se fait par un mouvement continu, sans effet de transition.

La voix off et la musique

La voix off, enregistrée par une comédienne, adopte un ton posé : pas de superlatifs, des phrases courtes, des informations vérifiables. La musique accompagne sans prendre le dessus. Pour la version diffusée dans la bulle de vente, où le film tourne en boucle, nous avons produit une version sans voix, avec des sous-titres courts qui reprennent les informations clés.

La validation marketing et juridique

Le circuit de validation réunissait le directeur marketing, le responsable du programme et le service juridique. Le juridique a relu chaque mention : desserte, délais de trajet, équipements, surfaces évoquées. Deux formulations ont été ajustées à sa demande, pour parler de projets de transport à l’étude plutôt qu’acquis.

Les déclinaisons

La bulle de vente

Le film tourne en boucle sur un grand écran, sans le son, près de la maquette physique. Les conseillers commerciaux disposent aussi d’une version découpée en séquences, qu’ils lancent sur tablette pendant les rendez-vous : le quartier, la résidence, un type d’appartement.

Le site du programme

Le film complet, avec voix off, ouvre la page du programme. Les séquences d’appartements témoins accompagnent chaque typologie.

Les réseaux sociaux

Trois formats verticaux de 30 secondes : « le quartier », « la résidence », « l’intérieur ». Ils ont servi pendant toute la période de commercialisation, avec des publications calées sur les temps forts de la vente.

Les livrables

  • Un film de projection d’environ deux minutes, en version avec voix off et en version muette sous-titrée.
  • Les séquences 3D : arrivée, halls, jardins, deux appartements témoins.
  • Trois formats verticaux pour les réseaux sociaux.
  • Une série de photos du quartier, libre d’usage pour la brochure et le site.
  • La maquette 3D préparée pour l’animation, réutilisable pour les phases suivantes.

Ce qu’une direction marketing doit retenir

Le quartier vend autant que le logement

Pour un programme en VEFA, l’acquéreur achète un cadre de vie avant d’acheter des mètres carrés. Le filmer vaut souvent plus qu’une perspective supplémentaire.

Figer la maquette avant d’animer

Une version de référence et une procédure de modification écrite évitent de refaire des séquences entières en fin de production.

La transparence protège la vente

Vues réelles, orientation respectée, voisinage visible, mention « images non contractuelles » : ces choix évitent les déceptions à la livraison et les contestations qui vont avec.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour produire un film de projection ?

Sur ce programme, huit semaines ont séparé la réception des maquettes de la livraison : deux semaines de préparation 3D, le tournage du quartier et du drone, puis quatre semaines d’animation, de montage et de validation.

Peut-on réutiliser la 3D après la commercialisation ?

Oui. La maquette préparée sert à suivre le chantier, à comparer le projet et la réalité dans un timelapse de chantier, puis à produire le film de livraison remis aux acquéreurs.

Conclusion : aider l’acquéreur à se projeter sans lui mentir

Un film de projection réussi relie le bâtiment à venir et le quartier qui existe déjà, avec une 3D fidèle aux plans et un tournage qui montre la vie réelle. Pour un programme comparable, découvrez notre offre de motion design, de vidéo corporate et de photographie, notre page dédiée à l’immobilier et à la construction, ou contactez l’équipe.