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LinkedIn BrandLink arrive en France : réussir son pré-roll B2B

LinkedIn BrandLink arrive en France avec Amaury Media, CMA Media et Les Echos : ce que change le pré-roll pour les annonceurs B2B et comment le concevoir.

15 septembre 2026
Équipe de tournage légère filmant un dirigeant dans un bureau parisien, entre lumière orange et ombres bleu nuit

LinkedIn ouvre en France un espace que beaucoup de marques B2B attendaient : la vidéo en pré-roll, diffusée juste avant les contenus de L’Équipe, de BFM Business ou des Echos, directement dans le fil LinkedIn. Le dispositif, nommé BrandLink, associe la connaissance fine des profils professionnels à la crédibilité des médias. Voici ce que ce nouveau format change, et comment concevoir un pré-roll qui se voit et se retient.

Quand un utilisateur lance la vidéo d’un éditeur ou d’un créateur partenaire, une publicité passe avant. Jusque-là, la vidéo LinkedIn permettait surtout de sponsoriser des posts. Le programme prolonge l’offre : il permet aux marques de diffuser des publicités en pré-roll adossées à un contenu éditorial ou créateur, avec le ciblage par fonction, secteur ou taille d’entreprise qui fait la force de la plateforme.

À l’international, LinkedIn BrandLink associe déjà des éditeurs premium comme Bloomberg, Forbes ou Business Insider, et des créateurs comme Steven Bartlett. Pour les créateurs et éditeurs, le partenariat ouvre une part des revenus publicitaires. Pour les annonceurs, c’est une nouvelle opportunité : toucher une audience professionnelle au moment où elle a choisi de regarder.

Amaury Media, CMA Media, Les Echos : trois groupes partenaires

Selon CB News, le déploiement en France de BrandLink s’appuie sur trois groupes de médias : Amaury Media pour L’Équipe, CMA Media pour BFM Business, La Tribune et Brut, et le groupe Les Echos. Sport, actualité économique et information se retrouvent dans un même format publicitaire vidéo.

Le poids de CMA Media se remarque : BFM Business et La Tribune parlent aux décideurs, Brut à un public plus jeune et très social. BNP Paribas figure parmi les premiers annonceurs à avoir testé la formule, avec L’Équipe pendant Roland-Garros. Kevin Benharrats, CEO d’Amaury Media, y voit un moyen de « contextualiser les campagnes sociales » en associant les contenus sport du quotidien à « la puissance et la granularité de ciblage BtoB de LinkedIn ».

Ce que change ce nouveau format pour les annonceurs B2B

LinkedIn revendique un taux de complétion supérieur de 130 % à celui des vidéos classiques du fil, et un taux de vue supérieur de 23 %. Chiffres de la plateforme, à vérifier sur vos propres diffusions, mais la logique se comprend : en pré-roll, la publicité touche quelqu’un qui s’apprête à regarder une vidéo. Il est en posture de visionnage, pas de défilement, dans un environnement qui capte l’attention.

Deux conséquences. Le message peut respirer un peu plus qu’en in-feed, où tout se joue dans la première seconde. Et le contexte déteint sur la marque : votre film passe avant un résumé de match, une interview d’expert chez CMA Media ou une analyse économique, et il hérite de ce cadrage.

Réussir un format vidéo en pré-roll

Une marque visible dès l’instant zéro

Un pré-roll se regarde souvent d’un œil. Logo, produit ou visage du porte-parole doivent apparaître dans les premières secondes : une marque révélée à la fin, une partie du public ne la verra jamais.

Lisible sans le son

Tous les utilisateurs n’activent pas le son. Sous-titres incrustés, textes courts, message compréhensible à l’image seule : la règle de toute vidéo sur LinkedIn vaut ici aussi.

Des déclinaisons courtes

Prévoyez plusieurs durées dès l’écriture : une version très courte sur un seul message, une plus longue pour raconter. Chaque format vidéo reste léger à produire s’il est pensé au découpage, pas au montage.

Accordé au programme qui suit

Avant un contenu sport, l’énergie et le rythme ; avant un sujet d’actualité économique, la clarté et la preuve ; avant Brut, un ton plus direct. Sur l’inventaire de CMA Media comme ailleurs, adapter l’accroche au programme rapporte souvent plus que d’affiner encore l’audience.

Des variantes pour tester

Deux accroches, deux appels à l’action, un porte-parole face à du motion design : la plateforme permet de comparer. Notre guide des vidéos sponsorisées LinkedIn détaille une méthode d’écriture qui reste valable en pré-roll.

Pour juger un pré-roll, le clic montre vite ses limites. Suivez la complétion, la mémorisation, l’engagement sur votre page et l’évolution des recherches sur votre nom. Ce format publicitaire vidéo sert la notoriété et la préférence ; la conversion arrive plus tard, par d’autres canaux.

Ses limites sont connues : l’inventaire dépend des contenus publiés par les éditeurs, les conditions d’accès évoluent avec le programme, et les performances communiquées restent celles de LinkedIn. Mieux vaut tester sur une opération de notoriété avant d’y basculer sa stratégie vidéo.

Préparer ses films dès maintenant

La nouveauté accélère une tendance : une vidéo de marque doit désormais exister en plusieurs formats, pour plusieurs environnements. Un teaser de lancement produit se décline naturellement en pré-roll ; un film de marque aussi, s’il a été tourné en plans courts et autonomes. Notre équipe conçoit ainsi ses campagnes publicitaires : une création pensée pour les réseaux sociaux dès le brief, alignée sur la stratégie de la direction marketing, pour permettre toutes les déclinaisons.

Questions fréquentes

Non, il s’y ajoute. Le sponsoring in-feed reste adapté à la génération de contacts et à l’engagement ; BrandLink vise la notoriété et associe votre film à un environnement éditorial choisi, avec CMA Media, Amaury Media et Les Echos comme premiers partenaires en France.