Recruter pour la saison : portraits métiers vidéo pour un groupe hôtelier
Cas pratique Pantome : huit portraits métiers, un film marque employeur et des formats verticaux pour recruter les saisonniers d'un groupe de resorts.
27 septembre 2026
Chaque année, un groupe de douze resorts, entre littoral et montagne, doit recruter plusieurs centaines de saisonniers : commis et chefs de partie en cuisine, serveurs et chefs de rang en salle, réceptionnistes, praticiennes au spa, valets et femmes de chambre. Le marché est tendu, les candidats comparent, et une offre d’emploi rédigée en quelques lignes ne dit rien du quotidien. La direction des ressources humaines nous a demandé de montrer ces métiers tels qu’ils sont vécus. Ce cas pratique détaille les huit portraits métiers, le film marque employeur et les formats courts que nous avons produits, et pourquoi nous avons tourné en fin de saison.
Le contexte : recruter chaque année dans un marché en pénurie
Le groupe exploite des établissements de bord de mer ouverts l’été et des établissements de montagne, pour la plupart ouverts l’hiver et quelques-uns l’été aussi. Deux campagnes de recrutement rythment donc l’année : l’une à l’automne pour la saison d’hiver, l’autre en fin d’hiver pour la saison d’été.
La DRH faisait trois constats. Les offres d’emploi se ressemblent toutes d’un groupe à l’autre. Les candidats posent toujours les mêmes questions : le logement, les horaires, les jours de repos, l’ambiance entre saisonniers. Et une partie des recrues découvrent à l’arrivée un rythme qu’elles n’avaient pas imaginé. L’objectif n’était pas d’enjoliver, mais de montrer le métier honnêtement, pour attirer des candidats qui savent ce qui les attend.
Le parti pris : le vrai quotidien, pas une publicité
Nous avons écarté d’emblée le film publicitaire tourné avec des comédiens au bord d’une piscine déserte. Un candidat saisonnier a vu ce type d’images cent fois. Ce qui l’aide à décider, c’est d’entendre une commis raconter son premier coup de feu, un réceptionniste parler de ses nuits, une praticienne expliquer comment s’organise sa journée entre deux soins. Les coupures, le logement du personnel, les jours de repos ont leur place dans les portraits.
Le dispositif : huit portraits, un film et des formats verticaux
- Huit portraits métiers d’environ une minute trente : une commis de cuisine, un chef de partie, un chef de rang, un barman, une réceptionniste, une praticienne spa, un valet de chambre, une gouvernante d’étage.
- Un film marque employeur de 90 secondes, qui relie ces huit métiers autour d’une journée type, du petit-déjeuner au dernier service du soir.
- Une série verticale de 30 à 45 secondes par métier, pour les réseaux sociaux et les annonces.
- Une série de photos des équipes au travail, pour la page carrières et les offres d’emploi.
Le calendrier : tourner en fin de saison pour diffuser à l’ouverture des recrutements
Le calendrier a été le premier sujet du cadrage. Tourner en pleine saison aurait mis les équipes sous tension et gêné les clients. Tourner hors saison était impossible : les établissements sont fermés et les saisonniers partis. Nous avons retenu la fin de la saison d’été, fin août et début septembre.
Ce choix a trois avantages. Les équipes se connaissent, maîtrisent leurs gestes et parlent de leur saison avec du recul. La fréquentation baisse, ce qui libère des créneaux de tournage. Et les contenus sont prêts au moment où s’ouvrent les recrutements pour l’hiver, puis réutilisables quelques mois plus tard pour la campagne d’été.
Nous avons tourné quatre jours sur deux établissements : deux jours dans un resort du littoral, deux jours dans un resort de montagne ouvert l’été. Les deux décors montrent aux candidats la diversité des postes proposés par le groupe.
Le déroulé de production
La préparation avec la DRH et les directeurs d’établissement
La DRH a lancé un appel à volontaires dans les deux établissements, relayé par les chefs de service. Nous avons ensuite mené un court entretien téléphonique avec chaque volontaire, pour comprendre son parcours et vérifier qu’il se sentait à l’aise. Nous avons cherché la diversité des trajectoires : une première saison, un saisonnier fidèle depuis plusieurs années, une ancienne saisonnière devenue permanente et gouvernante.
Avec chaque directeur d’établissement, nous avons construit un planning de tournage calé sur l’activité réelle : la cuisine pendant la mise en place et le service du midi, les étages en fin de matinée, la réception au changement d’équipe, le spa avant l’ouverture aux clients.
Des droits à l’image adaptés à des contrats saisonniers
Le droit à l’image demande ici une attention particulière. Un saisonnier quitte souvent l’entreprise à la fin de son contrat, alors que le portrait va circuler pendant au moins deux campagnes. Chaque autorisation précise donc les supports, les canaux, la durée d’utilisation, et reste valable après la fin du contrat. Elle prévoit aussi le retrait : si une personne le demande, son portrait est retiré et remplacé dans les montages collectifs lors de la mise à jour suivante. Notre grille juridique sur les droits à l’image détaille ces clauses.
Un tournage en conditions réelles, sans gêner les clients
L’équipe comptait deux personnes : un réalisateur-cadreur et un ingénieur du son, qui assurait aussi la photo. Le matériel tenait dans deux sacs : caméra hybride plein format sur stabilisateur, deux optiques lumineuses, micros-cravates sans fil, un panneau LED sur batterie. Dans une cuisine en service, on ne pose pas de pied de caméra au milieu du passage.
Les clients ne sont jamais identifiables à l’image. Les séquences en salle et au bar ont été tournées en début de service, avec des plans serrés sur les gestes. Les interviews ont eu lieu pendant la coupure de l’après-midi, dans un espace calme, ce qui permet aussi aux collaborateurs de parler sans regarder l’heure.
Des interviews sans texte appris
Personne n’a récité de texte. Nous posons des questions ouvertes et concrètes : « Raconte ton premier jour », « Qu’est-ce qui t’a surpris ? », « Qu’est-ce que tu dirais à quelqu’un qui hésite ? ». Les réponses les plus utiles sont souvent les plus simples. Notre article sur la direction des non-acteurs détaille cette méthode.
Le montage : une voix par métier
Chaque portrait est porté par la voix de la personne filmée, sans voix off. Le montage suit trois temps : le geste, le parcours, le conseil au futur saisonnier. Les informations pratiques (logement fourni, repas, jours de repos) apparaissent en sous-titres enrichis quand la personne les évoque. Toutes les vidéos sont sous-titrées, car elles sont en grande majorité regardées sans le son sur un téléphone.
Le film de 90 secondes a été monté à partir des images des huit portraits, sans tournage supplémentaire. Il s’ouvre sur la mise en place du matin et se ferme sur l’équipe qui se retrouve après le dernier service.
La diffusion : page carrières, jobboards, réseaux et salons
- Sur la page carrières du groupe, chaque offre d’emploi intègre le portrait du métier correspondant.
- Sur les jobboards spécialisés dans l’hôtellerie-restauration qui acceptent la vidéo, les portraits accompagnent les annonces.
- Sur les réseaux sociaux, la série verticale est publiée métier par métier au démarrage de chaque campagne.
- Sur les forums de l’emploi saisonnier et lors des interventions dans les lycées hôteliers, le film tourne en boucle sur écran, sans le son, avec un QR code vers les offres.
Les photos complètent les annonces et la page carrières, avec la même lumière et les mêmes personnes que dans les vidéos. Cette cohérence entre photo et vidéo donne un visage unique au groupe, quel que soit le point de contact du candidat.
Les livrables
- Huit portraits métiers d’environ une minute trente, sous-titrés.
- Un film marque employeur de 90 secondes, en version avec son et en version muette pour les salons.
- Huit formats verticaux de 30 à 45 secondes.
- Une série de photos des équipes au travail, classée par établissement et par métier.
Ce qu’une direction RH ou communication doit retenir
Le calendrier décide de la qualité
Tourner en fin de saison donne des équipes rodées, des témoignages mûrs et des contenus prêts à temps pour la campagne suivante.
Dire la vérité sur le métier
Un portrait qui montre les coupures, le rythme et le logement attire des candidats mieux préparés. C’est aussi une marque de respect envers ceux qui font le métier.
Anticiper les départs dans les autorisations
Des droits à l’image pensés pour des contrats courts évitent de devoir retirer un contenu en pleine campagne.
Questions fréquentes
Faut-il faire appel à des comédiens ?
Pour du recrutement, non. Un candidat repère vite un comédien, et la confiance tombe. Des collaborateurs volontaires, bien préparés, sont plus crédibles et souvent plus touchants.
Que faire si un collaborateur filmé quitte le groupe ?
Rien, si l’autorisation a été rédigée pour couvrir la durée d’utilisation après la fin du contrat. Si la personne demande le retrait, son portrait est retiré et le montage collectif ajusté lors de la mise à jour suivante.
Conclusion : montrer le métier pour recruter les bonnes personnes
Recruter des saisonniers en vidéo demande un calendrier bien choisi, des collaborateurs volontaires, un tournage discret et des droits à l’image adaptés aux contrats courts. Pour un projet de marque employeur, découvrez notre approche de la vidéo corporate et de la photographie, notre page dédiée à l’hôtellerie et au tourisme, ou contactez l’équipe.