Recruter des soignants : la série marque employeur d’un groupe de cliniques
Six portraits de soignants, un film de 90 secondes et des formats courts tournés en clinique, dans le respect du secret médical et des règles d’hygiène.
27 septembre 2026
Un groupe de neuf cliniques privées faisait face à la même difficulté que tout le secteur : des postes d’infirmiers et d’aides-soignants vacants pendant des mois, une concurrence forte entre établissements, et des offres d’emploi qui se ressemblent toutes. La direction des ressources humaines voulait montrer ce qui distingue ses équipes, avec les personnes qui y travaillent. Ce cas pratique raconte comment nous avons tourné une série de portraits de soignants en milieu de soins, sans jamais exposer un patient ni compromettre l’hygiène. Le groupe est anonymisé et aucun chiffre de recrutement n’est cité.
Le contexte : recruter dans un marché tendu
Des candidats qui ont le choix
Une infirmière expérimentée reçoit plusieurs propositions. Elle choisit en fonction de l’ambiance d’équipe, des plannings, de la charge de travail, des possibilités d’évolution et de formation. Aucune de ces informations ne se lit dans une annonce classique.
Un lieu de tournage pas comme les autres
Une clinique n’est pas un bureau. Il y a le secret médical, la présence de patients fragiles, des règles d’hygiène strictes, des services qui ne s’arrêtent jamais. Un tournage mal préparé peut gêner les soins, et c’est la dernière chose qu’un soignant pardonne.
Le dispositif
- six portraits de soignants, de deux à trois minutes chacun ;
- un film marque employeur de 90 secondes qui assemble les six voix ;
- des photos des équipes au travail, pour les annonces et le site carrière ;
- des formats courts verticaux et sous-titrés pour les réseaux sociaux.
Les six portraits réunissent trois infirmiers et infirmières, deux aides-soignants et une cadre de santé, venus de plusieurs établissements du groupe et de services différents : chirurgie ambulatoire, médecine, soins de suite. Chaque portrait suit une question simple : pourquoi avoir choisi cet établissement, et pourquoi y rester.
Le déroulé de production
La validation par la direction des soins et le DPO
Le projet a commencé par une réunion avec la direction des soins, le délégué à la protection des données (DPO) et la communication. Ensemble, nous avons défini les règles du tournage :
- aucun patient identifiable, ni par son visage, ni par sa voix, ni par un document ;
- aucun dossier, écran informatique, tableau de service ou étiquette nominative dans le champ ;
- aucun accès aux zones stériles, comme le bloc opératoire ;
- une présence permanente d’un cadre de santé avec l’équipe de tournage.
Cette grille a été transmise aux cadres de chaque service avant le tournage, pour qu’ils préparent les lieux.
Des créneaux calmes et des chambres non occupées
Le planning s’est construit avec les cadres de santé, service par service. Nous avons tourné sur les créneaux les plus calmes, en dehors des pics de soins et des visites. Les scènes de soins ont été tournées dans des chambres non occupées, préparées pour l’occasion. Aucun patient réel n’apparaît dans la série.
Des figurants volontaires pour les patients
Pour les scènes où un soignant accompagne un patient, des collaborateurs volontaires du groupe ont joué le rôle de patients : un bras, une main, une silhouette en arrière-plan. Ils ont signé la même autorisation de droit à l’image que les soignants filmés. Ce choix protège les patients et donne des scènes justes, parce que les figurants connaissent les gestes et les postures du soin.
Le protocole hygiène
L’équipe de tournage a suivi le protocole de l’établissement, validé avec l’équipe opérationnelle d’hygiène :
- tenue propre dédiée au tournage, cheveux attachés, aucun bijou ;
- friction hydro-alcoolique à l’entrée de chaque service et de chaque chambre ;
- matériel nettoyé avec des lingettes désinfectantes compatibles avant chaque entrée en chambre ;
- équipement réduit au minimum : une caméra, un trépied, un éclairage sur batterie, des micros-cravates ;
- aucun sac posé au sol dans les chambres.
Une équipe de trois personnes seulement, pour rester discrète dans les couloirs.
Le son et les photos : les mêmes règles
Un service de soins n’est jamais silencieux : sonnettes, chariots, conversations, alarmes de pousse-seringue. Nous avons privilégié les interviews dans une salle de pause ou un bureau de cadre, porte fermée, et gardé les ambiances de couloir pour les plans d’illustration. Au montage, aucune voix de patient ou de visiteur n’a été conservée, même inaudible en apparence. Les photos ont suivi exactement la même grille que la vidéo : un photographe ne dispose pas de règles plus souples qu’un cadreur, et chaque image a été vérifiée avant livraison.
Les consentements
Chaque soignant filmé a signé une autorisation précisant les supports, les territoires et la durée de diffusion. Nous avons prévu une clause de retrait : si un soignant quitte le groupe, son portrait n’est plus utilisé dans les nouvelles campagnes. Les soignants ont aussi relu leur portrait monté avant diffusion, ce qui a levé les dernières réticences. Notre grille juridique du droit à l’image détaille ces clauses.
Des soignants préparés, pas scénarisés
Les interviews n’ont pas été écrites. Chaque soignant a eu un échange préparatoire de vingt minutes avec notre réalisatrice, pour repérer les histoires qu’il racontait le mieux : un premier jour, un patient qui revient remercier, une collègue qui a tout appris à une nouvelle recrue. Le jour du tournage, les questions restaient ouvertes. Notre méthode de direction des non-acteurs s’applique pleinement ici.
La diffusion
Le film de 90 secondes est en tête du site carrière et accompagne les annonces sur les jobboards spécialisés. Les formats courts sont diffusés sur les réseaux, avec un ciblage géographique autour de chaque clinique. Les portraits servent aussi en interne : présentation aux étudiants en stage, journées portes ouvertes, forums des instituts de formation en soins infirmiers.
Les livrables
| Livrable | Format | Usage |
|---|---|---|
| Portraits de soignants | 6 × 2 à 3 min | Site carrière, forums, accueil des stagiaires |
| Film marque employeur | 90 s | Site carrière, jobboards, réseaux |
| Formats courts | 6 × 20 à 40 s, vertical, sous-titrés | Réseaux sociaux, campagnes ciblées |
| Photos | Équipes au travail, portraits | Annonces, site, supports RH |
Ce que le groupe en retient
Nous ne publierons pas de statistiques de recrutement, que le groupe ne nous a pas demandé de diffuser. Les retours rapportés sont qualitatifs : des candidats citent les portraits en entretien, les soignants filmés partagent leur vidéo avec fierté, et plusieurs cadres de santé ont demandé que leur service soit présent dans une prochaine série. La direction des soins a surtout apprécié que le tournage n’ait jamais interrompu un soin.
Ce qu’une direction RH doit retenir
Impliquer la direction des soins dès le départ
Le tournage en milieu de soins ne se négocie pas avec la communication seule. La direction des soins, le DPO et l’hygiène doivent valider le cadre avant le premier repérage.
Montrer le métier sans montrer les patients
Chambres vides, figurants volontaires, gestes en gros plan : on peut raconter le soin avec justesse sans exposer personne.
Laisser parler les soignants
Les candidats reconnaissent immédiatement une parole sincère. Un soignant qui raconte un vrai moment de son métier convainc davantage qu’un texte bien écrit.
Questions fréquentes
Peut-on filmer dans un service en activité ?
Oui, sur des créneaux choisis avec le cadre de santé, dans des espaces sans patient et en respectant le protocole d’hygiène. Les zones stériles restent exclues.
Faut-il l’accord des patients si on ne les filme pas ?
Si aucun patient n’apparaît, ni à l’image ni au son, aucune autorisation de patient n’est nécessaire. Le tournage reste soumis à la validation de l’établissement. C’est justement l’intérêt de travailler avec des figurants volontaires et des chambres non occupées.
Combien de temps faut-il pour tourner une série de six portraits ?
Trois jours de tournage répartis sur plusieurs établissements, après trois à quatre semaines de préparation pour les validations internes et la planification avec les services.
Conclusion : filmer le soin avec respect
Une série marque employeur pour un groupe de cliniques demande autant de rigueur que de sensibilité : secret médical, hygiène, consentements, et une vraie écoute des soignants. C’est à cette condition que les portraits sonnent juste et donnent envie de rejoindre les équipes. Pour un projet comparable, découvrez nos films corporate et portraits métiers, nos photographies d’équipe, nos réalisations pour la santé, les biotechnologies et le médical, ou parlons de votre projet.
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